L es réglementations thermiques RT 2005 et RT 2012 imposent de nouvelles normes en terme d’isolation. Isoler une maison, qu’il s’agisse de la toiture, des murs ou des planchers, revient à développer des économies d’énergie. Pour vous aider, l’Etat a mis en place une politique d’incitation fiscale, notamment  grâce au crédit d’impôt. Choix des matériaux isolants, points sensibles aux déperditions de chaleur, optimisation de l’isolation, ce guide passe en revue les bonnes pratiques à adopter pour vivre dans un environnement sain, tout en limitant ses dépenses énergétiques.

 

Quelles parties de la maison isoler ?

P our accroître l’inertie thermique dans une maison, il convient de passer par la case isolation. Avant même de se pencher sur les isolants, il est de bon ton d’identifier les zones à risque où l’isolation est essentielle:

  • La toiture : puisque la chaleur monte, l’isolation est essentielle. Les points faibles sont le  garage, la véranda ou encore le toit terrasse.
  • Les combles perdus : non chauffés, ils sont souvent responsables de grandes déperditions thermiques.
  • Les  murs extérieurs : afin de limiter les ponts thermiques et les déperditions de chaleur.
  • Les fenêtres : en phase avec les normes RT2005 et RT2012, des vitrages « haute performance » présentent d’excellentes qualités thermiques.
  • Les portes et les volets : on pourra ainsi privilégier des portes ou des volets battants, en bois ou en PVC pour l’entrée, le garage ou les portes fenêtres.
  • Le plancher : isolation thermique ou phonique, les planchers bois ont besoin de voir leurs performances renforcées, notamment s’ils se situent au sous sol, sur vide sanitaire ou sur terre plein.

 

Isolation : le point sur les techniques et les matériaux isolants

M aintenant que les points sensibles aux déperditions thermiques sont globalement identifiés, la seconde étape consiste à définir les isolants les plus appropriés.  En la matière, le choix est conséquent. Parmi, les matériaux phares, on retrouve :

  • la laine de verre : panneau ou rouleau, la laine de verre isole l’ensemble de la maison avec une efficacité redoutable
  • la laine de roche : plaque, rouleau ou en vrac, la laine de roche offre des performances d’isolation phonique et thermique dans divers endroits du logement
  • le polystyrène : commercialisé dans plusieurs variantes, cet isolant s’emploie pour les plafonds, les sols, les toitures, les murs ou les tuyauteries
  • le polyuréthane : écologique et performant, il convient pour l’isolation des chapes ou pour  l’isolation des murs par l’extérieur
  • les isolants minces : écologiques, ils se composent de laine animale, végétale ou de mousse. Ils s’utilisent essentiellement pour la toiture, les murs et les sols
  • les isolants écologiques : en phase avec un projet de maison BBC, les isolants écologiques sont  variés à l’image de la laine de bois, la fibre de bois, la laine de mouton, le vermiculite…

D’autres techniques peuvent venir compléter les propriétés des isolants. Parmi les plus utilisées, on distingue :

  • le pare vapeur : utilisé à titre préventif, il combat l’humidité dans les murs, la toiture et les isolants. Il est plutôt réservé aux bâtisses mal ventilées.
  • la méthode Sarking : qui consiste à fixer un isolant sous la toiture de manière homogène afin d’éviter les ponts thermiques
  • la pose d’un enduit isolant : sur les murs par l’extérieur, sous forme de torchis ou crépis
  • l’ajout d’un bardage : en bois, en acier, en ardoise ou en PVC, ce revêtement vient habiller la maison par l’extérieur

Isolation : quand la chaleur s’échappe par les portes et les fenêtres

P arce que les portes et les fenêtres sont toujours le maillot faible d’une maison, il est essentiel d’être vigilant sur le choix des menuiseries.

Coté matériau, privilégiez le bois et le PVC, qui offrent naturellement de bonnes performances d’isolation. L’aluminium sera efficace également, à condition d’être équipé d’un système de rupture des ponts thermiques.

Pour le vitrage, misez sur du double vitrage, voire du triple vitrage, bien plus performants que le simple vitrage. Le survitrage est également une option intéressante pour pallier à une isolation modérément efficace, sans changer de fenêtres.

Enfin, ajoutez, tant que possible, des volets. Les volets battants sont les plus efficaces, notamment s’ils sont en bois.

Optimiser l’isolation dans le cadre d’une rénovation

L e choix des matériaux d’isolation doit aussi se faire en fonction de la construction.

Pour une rénovation,  l’isolation se fera :

  • par l’extérieur, si l’on veut conserver des murs anciens dans une pièce.
  • par l’intérieur, si l’on souhaite sauvegarder une façade.

Dans le cas d’une maison déjà isolée, on peut :

  • conserver l’isolation existante et améliorer les performances  thermiques en changeant fenêtres, portes et volets.
  • rehausser le niveau de performances des isolants déjà posés.

Isolation : budget et aides au financement

S i le budget consacré à l’isolation est fonction des matériaux retenus et de la surface du logement, on estime qu’il représente entre 2 et 4% de l’enveloppe dédiée à la construction.

Une isolation prévue avec les matériaux de construction (bois, brique monomur, béton cellulaire) sera plus rentable en terme de prix. Pour une maison passive, faible consommatrice d’énergie, l’isolation, voire une surisolation est recommandée.

Dans le cas d’une rénovation ou pour équiper une maison neuve, l’Etat a mis en place une politique d’incitation qui se traduit par :

  • une TVA à taux réduit, applicable sur les travaux réalisés par des professionnels
  • des crédits d’impôt de 15 ou 25 % du montant total en fonction des matériaux et des équipements choisis.
  • des éco prêts, sous conditions de ressources
  • des subventions accordées par l’ANAH